"[PLUS QUE JAMAIS DETERMINEE]
Ce matin, une importante opération de mise à l'abri de 1100 réfugiés à la rue s'est tenue ce matin aux abords de la Halle Pajol. Face aux besoins, la Préfecture a été tenue de réquisitionner 2 gymnases parisiens (13e & 15e) pour des hébergements temporaires.
À leur arrivée dans le 15e, des élus menés par Philippe Goujon ont barré l'entrée du gymnase, dispersant les réfugiés dans les rues voisines. Des mots vifs ont été prononcés, des coups de pieds auraient même été donnés dans les baluchons des réfugiés.
Cette attitude est inadmissible, d'autant plus de la part d'élus de la République qui ont un devoir d'exemplarité. Nous sommes dans un État de droit : lorsqu'une décision préfectorale est prise, celle-ci doit pouvoir s'appliquer. La liberté d'opinion est une chose, ne pas respecter les représentants de l'État en est une autre. Au-delà du droit, il y a une ligne rouge sur le plan humain que je ne veux pas voir franchie : celle de la violence envers les réfugiés. Qu'elle soit verbale ou sous la forme d'une pression physique, cette violence n'a pas sa place à Paris, capitale des droits de l'Homme.
J'appelle chacun à se souvenir que Paris a fondé son histoire sur la solidarité et l'accueil des populations opprimées. J'appelle le Maire du 15e à tenir ses responsabilités en matière de solidarité et à faire entendre raison aux membres de son équipe. La solidarité, ce ne sont pas seulement des beaux discours, ce sont aussi des actes. Des femmes, des enfants et des hommes qui ont vécu la guerre sont aujourd'hui dans les rues de Paris dans une situation de misère inacceptable. Tous les arrondissements doivent prendre leur part et s'impliquer pour venir en aide à ces personnes.
Paris continue au quotidien à venir en aide aux sans-abris et aux Parisiens en situation de précarité. Depuis un an et demi, près de 12.000 réfugiés présents sur le territoire parisien ont été mis à l'abri."
Anne Hidalgo, sindaco di Parigi.
Per la serie: What a major should look like".
Altro che il tweet su Bud Spencer.